Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 14:21
Me voila reparti quelque part dans le monde.

Rio de Janeiro est deja loin derriere moi alors que je traverse l ocean a pres de 900 km/h.

Quelques 11 heures plus tard, j atterris dans un froid glacial. Ok il fait quand meme 15 degres, c est pas si glacial que cela mais lorsqu on quitte un lieu ou il fait 35 degres celsius, ca fait tout de meme un gros choc thermique pour mes petites joues.

Alors, je me dis que ce n est qu une escale, qu un stop over de quelques heures et que je vais certainement retrouve un climat plus clement, plus agreable, plus chaud peut etre, a destination.
Que nenni !

Mais quel beau pays m a t on dit! On m a parle d un pays riche, riche d histoire et de culture, riche de talents en gastronomie, en creation artistique, en activite sportive, riche de sciences et de litterature, riche de paysages et de monuments aussi.

Le pays du vin, du fromage - qui pue certes, mais qui pue avec elegance -, le pays de la bonne chair, de la convivialite et de la fete.
Ok, j en fais probablement trop. ;-)

Vous l aurez tous compris, je suis de retour en France.

Je suis heureux d etre de retour et j ai hate de vous revoir tous, ma famille, mes amis.

Ce voyage fut grandiose et mon sac a dos est aujourd hui bien rempli de sensations, d emotions, de cultures, de saveurs, de rencontres, de galeres parfois mais le plus souvent de formidables instants.

Je suis parti l esprit ouvert, je reviens encore plus ouvert d esprit.
Je suis parti avec des questions, je reviens avec quelques reponses et ... de nouvelles questions.
Je suis parti realiser un projet, je reviens avec de nouvelles idees pour de futurs projets.

Je vous remercie tous pour vos messages, ils m ont fait tres plaisir et parfois bien rire.

Une nouvelle aventure ? Certainement et le plus tot possible.

A tres vite.

Signe un sac a dos autour du monde.





Par Sac à dos - Publié dans : France - Communauté : Tour du monde
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 11:14
Bom dia. Tudo bem ?

Apres avoir quitte les portinos et portinas de Buenos Aeres a nouveau en bus - environ 18 heures - , je me suis retrouve dans le climat tropical de la ville frontaliere argentine, Puerto Iguazu.

L interet majeur a sejourner dans cette ville tres touristique est de decouvrir le site merveilleux des chutes d eau d Iguazu. Les argentins les nomment Cataratas del Iguazu, les bresiliens Cataratas do Iguacu.



Cette merveille naturelle est impressionnante et je recommande fortement de la contempler a la fois du cote argentin ET du cote bresilien.

Cette petite excursion m aura permis de recontrer un couple de francais tres sympathique qui entamait un periple de plusieurs mois alors que je m appretais a le terminer.



Je recommande egalement de faire un saut dans le "parque des aves" pour decouvrir la population animale du coin.
Certes les oiseaux, caimans et reptiles sont en captivite mais l atmosphere du site se distingue nettement de celle d un zoo quelconque. Elle semble convenir aux flamands roses, aux toucans ou aux perroquets aras qui colorent de leur joli plumage cette zone tropicale verdoyante qui fut mon lieu de ballade pendant 2-3 heures.



Puis apres 3-4 jours ecoules, je reprenais mon engin de torture prefere, le bus qui me jeta a Rio de Janeiro 22 heures plus tard.

Rio de Janeiro, la derniere etape de mon voyage en amerique du sud, est une immense ville de plus de 11 millions d habitants.
Lorsque le nom Rio de Janeiro est evoque, on pense tout de suite aux plages, au Christo Redentor, au Carnaval en fevrier et bien sur aux jolies filles legerement habillees sur la plage de Copacabana.



Sur ce dernier point, il me doit de rassurer mes amis homo sapiens. Oui, c est vrai, tout ceci est vrai. Les plages sont bondees de filles bronzees aux formes devoilees. L industrie du tissu ne semble pas etre le secteur d activite le plus rentable ;-)

Et puis le Bresil c est bien sur le pays du football, terre natale du meilleur joueur mondial du siecle, le roi Pele. Et on ne rigole pas avec le football ici, on le venere.
Pour les bresiliens, je pense que Jesus est apparu le ballon au pied. ;-)



A rio de Janeiro, les amateurs de foot doivent le savoir, il existe un stade mythique, le stade le plus grand du monde, le Maracana qui accueille les equipes de Flamengo, de Fluminense, de Botafogo et de Vasco de Gama ces clubs qui ont fait naitre des grands artistes du ballon rond.

L ambiance est epoustouflante dans le stade. Impossible a decrire, il faut la vivre.
Je peux juste vous dire qu un fanatique des fluminense m a etreint par deux fois, presque la larme a l oeil alors que son equipe favorite, Fluminense, marquait.

Le soir, le centre ville dans le quartier de Lapa s anime au rythme des groupes de musique se produisant dans les sambas bar.
Les soirees sont grandioses, la caipirinha a 4-5 reals s ecoule a flots.

Enfin, Rio s apprecie aussi sur les plages d Ipanema ou de Copacabana a se dorer la pilule face aux terrains de beach volley ou du foot volley, lieu de grand spectacle - parfois -, pour les amateurs du genre.



On m a parle de l insecurite de Rio, des agressions et vols qui se produisent de temps en temps, des favellas, les bidonvilles bresiliens qu il faut eviter etc ...

Je n ai pas vraiment ressenti cela, mais j avoue avoir sejourne a Rio das le quartier le plus cossu Ipanema et avoir joue le touriste ordinaire.

Mon objectif etait de passer une agreable semaine au soleil, les pieds dans l eau ou dans les sambas bar de la ville.

Les cariocas, les habitants de Rio que j ai pu rencontres m ont tout de meme confie que certains lieux etaient plus dangereux que d autres et m ont raconte des histoires belliqueuses assez etonnantes entre les habitants des favellas et les policiers. Bon. Il n empeche que Rio reste agreable a visiter et a vivre.

A nouveau de tres jolies rencontres, notamment avec deux belges avec qui j ai bien rigole et puis avec un certain Cyril de New York tres sympa egalement et que j espere revoir aussi anywhere in the world.

 
Par Sac à dos - Publié dans : Brésil - Communauté : Tour du monde
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 14:23

Hola chicas y chicos

Quelques 18 heures apres avoir quitte la jolie ville de Mendoza, je m extirpais de mon confortable siege "cama" afin de descendre du bus a la gare routiere de Bariloche.

Un taxi me deposa a une agreable auberge de jeunesse familiale a environ 4 kms du centre ville.

San carlos de Bariloche, chef lieu du departement de Bariloche surnomme la suisse argentine, est une jolie ville, touristique et relativement chere. Le parc national Nahuel Huapi qui entoure la ville est vraiment tres agreable a parcourir a velo ou  a pied.

Il offre a ses visiteurs un spectacle de toute beaute. Les lacs d altitude entoures de forets verdoyantes, attenuent le relief hache des montagnes enneigees des andes du sud.



Je commencai ainsi une agreable journee a me faufiler entre les arbres le long des lacs au rythme de la chanson "Respire" d un certain Mickey 3D.





Helas apres seulement 3-4 heures de marche, une douleur dans mon bras me forca a rentrer.
Je decidai immediatement de m orienter au plus tot vers Buenos Aeres afin de me faire bien soigner.

Le soir meme je me retrouvais dans un bar a vin a discuter et surtout a bien rigoler avec le patron qui insista pour m offrir tout ce que j avais pu consommer.

Apres une courte nuit, je partais vers l est de la patagonie.
Avant de rejoindre la capitale argentine, je passai quelques jours a Puerto Madryn afin d y decouvrir la peninsule de Valdes et sa faune extraordinaire.

Le trajet en bus aura dure a nouveau de trop nombreuses heures, 13 heures il me semble, et m aura coute 210 pesos.

La peninsule de valdes est une reserve dans laquelle il est possible d observer baleines, lions de mer, elephants de mer et pingouins notamment. Le deplacement en vaut vraiment la peine.







Enfin, apres 18 nouvelles heures de bus cette fois-ci pour 286 pesos, je me retrouvais a Buenos Aeres.

Je fus d abord loge en chambre individuelle a l auberge de jeunesse BA stop pour 100 pesos puis au Mate down town qui se situe en face du BA stop de l autre cote de la rue, cette fois-ci pour 90 pesos.
Un peu de confort pour mon bras endolori, por favor.

La vie s ecoula paisiblement a Buenos Aeres, animee par de tres jolies rencontres a nouveau.
Bien sur je pris tres rapidement rendez vous aupres d un medecin en clinique - privee cette fois-ci - pour me faire soigner.
C est ainsi que je pus apprecier pour la seconde fois, une bonne grosse piqure a la cortisone. Quel plaisir !
La seule difference avec l hopital public de Salta est que j ai du payer 200 pesos soit 40 euros environ cette fois-ci.

Buenos Aeres est une ville ou il y a toujours quelque chose a faire. Que ce soit des manifestations artistiques, des rassemblements sportifs, des representations musicales ou encore des evenements culturels, Buenos Aeres bouillonne jour et nuit. Cette ville est magique ... et les bons bars/restaurants autant nombreux que varies.








En dehors des nombreux musees et places touristiques, les journees s apprecient paisiblement a la terrasse d un cafe ou encore etendu sur la pelouse d un des parcs de la cite a lire ... ou a revasser face a la mer.



Les soirees s etirent jusque tard dans la nuit. Les places se vident alors du marche artisanal du jour pour laisser place aux adeptes du tango ou de la danse folklorique. L atmosphere devient alors festive et l elegance des filles emportees par leur fier partenaire masculin ne rivalise qu avec la beaute du mouvement a chaque pas effectue.






Et puis il y a le foot, bien sur et le stade de la boca junior en particulier. Ce stade qui a fait naitre un petit genie du ballon rond, le dieu du football argentin et mondial Diego Maradonna.

Bon, le match auquel j ai pu assister s est termine sur un score vierge mais l ambiance m a bien plu tout de meme.

Et puis j ai vecu ma premiere gay parade, une soiree inoubliable.





J ai ainsi passe de tres jolis moments dans cette capitale parfois tranquilles le plus souvent actifs et festifs.

Par Sac à dos - Publié dans : Argentine - Communauté : Tour du monde
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 19:44
Hola muchachos.

Voila c est fait, je suis tombe amoureux, follement amoureux ... de l argentine.

Je m y sens bien, tellement bien. En particulier a Salta ou j y ai fait des rencontres merveilleuses.

Le changement est radical avec la Bolivie. D abord, les routes sont goudronnees ce qui est un soulagement pour tous ceux qui tiennent a leurs cervicales. ;-)

Et puis la cuisine est excellente. Les Parillas, les asados, les bons vin de Cafayate ou de Mendoza, les desserts au dulce de leche.

Enfin et surtout, les gens sont aimables, accueillants, souriants et avenants ... sans arriere pensee.
Et les filles sont les plus belles du monde ... apres vous mes amies bien entendu ;-)





Par contre, les prix sont plus eleves et j ai du me resoudre a me faire a nouveau heberger en dortoir.

Le Club Hotel de San salvador de Jujuy est une auberge de jeunesse plutot sympatique mais l isolation phonique est plutot deplorable. Le lit en dortoir coute 30 pesos soit 5-6 euros, petit dejeuner inclus.

Comme je l avais prevu, je me decidais a passer une journee au chaud, du moins dans de l eau chaude, tres chaude.
Le bus local 1C dessert "las thermas del reyes" pour 2.25 Pesos apres environ 45 minutes de trajet au depart de la place principale de Jujuy.

Auparavant, dans la matinee, je m etais rendu a l hopital public pour obtenir des calmants et antiinflammatoires. J ai ainsi pu apprecier le systeme de sante du pays. Tout etait gratuit. C est y pas le bonheur lorsqu on est traveler ?



A las thermas de Reyes, a quelques dizaines de metres en retrait de l hotel principal, se trouve une piscine d eau chaude naturelle tenue par des gerants tres sympatiques. Ainsi pour 5 pesos, soit 1 euro, - au lieu des 50 pesos a  l heure dans l hotel - j ai pu profiter pleinement de la piscine, une journee entiere, a nager, a discuter avec mes compagnons du jour et surtout  a bouquiner - l exploratrice Alexandra David Neel partie parcourir la chine alors que la seconde guerre mondiale allait eclater, un recit epique fascinant.

Les rencontres furent belles et riches. D abord un ancien policier jeune retraite car blesse en exercice de ses fonctions, accompagne de sa belle mere et de son pere age de 80 ans. Ce dernier en pleine forme m a relate sa vie en detail au service de la mode et je l ecoutais attentivement, son recit etant un vrai cadeau pour moi bien que mon espagnol ne soit pas si bon.

Et puis, je rencontrai un professeur de philosophie chilien et un professeur des ecoles bolivien avec qui je prolongeai la soiree d abord a celebrer les 29 ans de Mercedes une charmante jeune fille de Buenos Aeres puis a regarder le match de foot entre l equipe d argentine guidee par un Maradona tres controverse et l equipe du perou plus faible mais qui s accrochait au score.
L argentine a gagne et est aujourd hui qualifiee pour la coupe du monde - Prions mes freres pour la France qui doit battre l irelande. Maradona celebra cela en tenant des propos stupides qui aujourd hui ont fait le tour du monde.
Comme quoi une legende du foot ne devient pas automatiquement un bon coach.

Je finissais ma journee en terrasse d un joli restaurant donnant sur la place Belgrano a me regaler des saveurs emanant de mon plat qu accompagnait un bon petit vin rouge de Cafayate.

Cependant, mon bras me faisait toujours tres mal et aucun chiropracteur n exerce a Jujuy.
Il me fallait donc partir pour Salta situee plus au sud.

Je passais ainsi deux semaines dans cette ville a me faire soigner de seances de Physiotherapie.





L hostel EL andaluz fut mon port d attache, pour 25 pesos la chambre en dortoir petit dejeuner inclus.

J ai alors fait la connaissance d une multitude de personnes formidables.
L equipe de l hotel est devenue ma petite famille durant ces deux semaines.

La belle Andrea, Erika la fetarde (et ses copines monica et elliana), le futur barman Ezequiel, Diego le danseur de salsa et Walter le latin lover.



Mes autres belles rencontres sur Salta :
  • Natalia, une jolie brune que j ai rencontree au centre de Physiotherapie et qui m a fait decouvrir les charmes de la ville.
  • Freddy mon masseur un peu loufoque.
  • Corry une hollandaise polyglotte, investie corps et ame dans des projets humanitaires aux 4 coins du monde.
  • Nicolas et Adeline du Mans, avec qui j ai notamment passe une soiree memorable au bar le papa Panchio qu animait une saltinia bien excitee.
  • Paul et et Jess, des londoniens a mon image, en vadrouille en amerique du sud.
  • Le guilleret John et sa femme Itika eprise de nature, un couple hollandais.
  • Une troupe de jeunes francais ( Adrien, Vivien, Paul eric, Maurine et Eloise de memoire) en vadrouille bien sympatique egalement.
Et puis de nombreuses autres rencontres.

J ai ainsi profite de ma convalescence a ameliorer mon espagnol.
J ai suivi une formation individuelle de 10 heures avec Gracelia - Salta idiomas 428 Calle San Martin pour 370 pesos.
Moi qui n avais jamais vraiment parle espagnol avant mon voyage - He oui, j avais pris Allemand a l ecole - je me suis moi-meme etonne a apprendre aussi vite.

J adore cette langue, j espere pouvoir encore la pratiquer a l avenir.

Le depart de Salta ne fut pas facile. Je me suis attache aux personnes rencontrees et au lieu. Je souhaite sincerement y retourner rapidement.

Me voila a Mendoza a 18 heures de bus de Salta pour 230 pesos en semi-cama.
Mendoza est une grande ville mais l atmosphere en centre-ville est plutot agreable.
Je suis heberge a l hostel Break point pour 40 pesos la chambre en dortoir petit dejeuner inclus. L hostel est moyen, pas vraiment une tres bonne adresse.

Ma premiere journee s ecoula paisiblement a velo sur la route du vin, la route des bodegas de Maipu :

  • Carinae
  • Tempus Alba
  • Familia Di Tommaso
  • Trapiche
  • La Rural
  • ...
Apres de nombreuses degustations partagees notamment avec deux allemands Fabien et Matias, la route devenait de plus en plus sinueuse alors que je m efforcais a pedaler.
Le soir meme, nous finissions notre journee de degustation dans un bar restaurant l itaka house a savourer notre enieme bouteille de vin.






Par contre, la douleur dans mon bras est toujours tres vive et je me demande ce que je vais pouvoir faire par la suite comme activite. Le velo est helas assurement a eviter.

Je me suis tout de meme decide a poursuivre ma route vers le sud en direction de Bariloche dans la region des lacs.

We ll see !!


Par Sac à dos - Publié dans : Argentine - Communauté : Tour du monde
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 01:23
Hola el mundo.

Sorti du bar restaurant dans lequel j avais redige mon dernier article, je me suis retrouve au milieu d une petite troupe de locaux reunis autour de deux guitaristes qui donnaient le rythme de ce debut de soiree.

Alors que je fouillais dans mon maigre vocabulaire les mots necessaires a une discussion basique, une bouteille de vin rouge puis une autre de rhum me fut proposee. Ma bonne education - bretonne - m interdisant de refuser, j ai ainsi goute ces melanges et ce n est que le lendemain matin que mon estomac m a fait comprendre l erreur que j avais faite.

Je poursuivais tout de meme ma visite du lieu en m octroyant une petite viree sur le lac en direction des iles flottantes d Uros.

L aller retour coute 10 soles = 1 euro auxquelles se rajoutent les 5 soles de droit d entree au site.

Je debarquais ainsi dans ce que je surnommerai par la suite, le dysneyland du lac titicaca.

Il semblerait qu il y ait 400 personnes Aymaras vivant sur ces iles. La horde de touristes les aura t elle avalees ? Se cachaient elles quelque part sur ces blocs de tourbe recouverts de roseaux ? J  ai seulement pu dicerner parmi les centaines de touristes, quelques peruviens deguises en costume traditionnel tels les figurants engages pour representer Mickey et compagnie.
Certes je les ai trouves tres accueillants mais pourquoi a t il fallu qu ils entonnent le chant Baila La Bamba alors que nous nous appretions a les  quitter ?



Le plus petit espoir d autenticite qui restait en moi dans ce lieu unique, s est a jamais envole et le fait est que je n y remettrai plus les pieds. Les iles Taquile et Amantani sont elles plus authentiques ? Je ne peux pas le dire meme si les quelques retours des touristes ayant effectue le voyage me l ont plutot infirme.

L apres midi, je m enfuyais en bus en direction de la frontiere bolivienne.

La frontiere passee, un collectivo m attendait pour me debarquer une petite demi heure plus tard, a ma premiere escale bolivienne - hotel imperial pour 30 bolivianos soit 3 euros. Copacabana n a rien a voir avec la celebre plage bresilienne, c est un petit village plutot agreable bien equipe pour le toursime. Plusieurs agences de voyage offrent aux visiteurs du lieu une jolie viree en bateau a l isla del sol, berceau de l empire inca selon la legende.

Je m offris une nuit sur cette ile relativement chere du fait de son isolement et de sa popularite montante. L aller m aura coute 10 bolivianos et 20 pour le retour. L Hotel Los Islas coute 70 bolivianos avec salle d eau et 25-30 sans.



Malgre mes petits soucis de sante, je decidai de me degourdir les jambes dans la partie nord de ce morceau de terre.
Les ruines archeologiques ne m ont pas fascinees, mais le paysage sec est plutot joli et apres 5 heures de marche, je me retrouvais sur le bateau qui me ramena au port de copacabana. Le droit d entree a la partie sud coute 5 bolivianos et celui de l entree a la partie nord en coute 10.

Le temps d un dejeuner frugal et je repartais sur la route en direction de la capitale economique du pays, la ville de la paix, La Paz.

Le trajet de 5-6 heures en bus local pour 10 bolivianos fut anime principalement par la musique de mon petit baladeur Creative mais aussi par une gentille dame qui voulant me rassurer pour quelque raison que j ignore m abreuva d informations de bienveillance en tout genre sur cette ville qui m apparaissait de plus en plus sombre et de moins en moins sure au fur et a mesure que je l ecoutais.

Heureusement le bus s arreta avant que j entrepris de me pendre et alors que je m enfouissais dans un taxi - 8 bolivianos -, je la vis me faire un signe d adieu fataliste le visage exagerement complaisant.

Qu allait il m arriver ? He bien, pas grand chose en verite.



En effet, apres avoir pose mes guenilles dans ma chambre d hotel, je fus enveloppe d un besoin de confort et de tranquillite.
HBO, la chaine americaine me berca les meninges et le soir venu j explorais un dedale de ruelles donnant lieu au marche local avant de m affaler dans le lit double d une chambre confortable que j occupais dans l hotel imperial 3 etoiles pour 90 bolivianos la nuit petit dejeuner inclus, soit 9 euros - un petit luxe dans ce pays, le moins cher de ceux que j aurais eu la chance de parcourir en amerique du sud.



Apres deux jours de repos dans cette cite bouillonnante mais relativement charmante, je partais vers La Cumbra, helas toujours un peu malade, avec un groupe de hollandais, deux bresiliens et un allemand, tous equipes de tres bons VTT, fin prets a devaler la Death road, la route de la mort qui se termine a Coroico.

Le depart a 4640 metres fut humide et l arrivee quelques 65 kms plus tard a1295 metres plutot tropicale.
La journee fut sensationnelle, remplie de fortes montees d adrenaline comme je les aime, d au temps plus que sur la fin nous n etions plus que 3 en tete de peloton suivant notre guide qui mettait la gomme pour mon plus grand plaisir.
La journee m aura coute 450 bolivianos auxquels se rajouterent les 25 bolivianos de droit d entree sur site. Pour ce prix, l agence Downhill madness offre un cd rom regroupant les photos et une video de la descente ainis qu un t-shirt floque d un fier "Death Road survivor".



Ce chemin est surnomme la route de la mort car la pente etant raide, le chemin etroit, rocailleux et boueux par endroit, il a ete denombre plusieurs cas d accidents mortels au cours des dernieres annees. Le traffic routier a ete detourne sur une route plus praticable laissant plus de liberte de mouvement aux bikers. Il n y aura eu seulement que deux accidents dans mon groupe mais rien de mechant. Une experience prealable de ce sport est tout de meme selon moi necessaire.

Le soir meme, je sortais m enfiler quelques bieres avec Tomas un allemand bien guilleret qui occupe ses conges a se rendre utile pour des projets humanitaires.

Le lendemain, nous nous retrouvions au musee de la coca - 10 bolivianos - qui nous apprend que la feuille de coca c est bien mais que la cocaine c est mal. Non, sans blague ? Plus serieusement, le musee est tres interessant et il est meme possible de gouter de la biere a base de coca, des cookies a base de coca et d autres denrees a base de ... coca.



Et puis l appel du large m extirpa du "leger confort" dans lequel je m etais volontairement refugie et de trop nombreuses heures de bus plus tard je me retrouvais a Potosi, le village considere comme le plus haut village du monde. L hotel Maria Victoria m offrit une confortable chambre pour 70 bolivianos avec petit dejeuner.

Culminant a 4060 metres d altitude, village du patrimoine mondial de l unesco, Potosi est un lieu agreable qui propose d abord et avant tout une excursion saisissante  dans les mines - 75 bolivianos a l agence de Maria Victoria. Environ 10 000 mineurs travaillent dans cet enfer souterrain extirpant quotidennement plusieurs tonnes de mineraux ( cuivre, bronze, argent etc. ) a l aide de dynamites et de pelles. J ai eu la chance de passer environ 3 heures seul avec un guide - dont le pere est mort dans ces mines - a la rencontre de ces forcats volontaires machant la coca a longeur de journee afin de les tenir eveilles et de leur couper la faim jusqu au soir.



Je n avais encore jamais vu des conditions de travail aussi difficiles. Et pourtant, certains se plaignent dans notre beau pays. Quel contraste avec ce Germinal bolivien !

A la sortie de la mine, les femmes frappent la caillasse au grand jour afin d extraire les morceaux de mineraux.
J ai rencontre une femme de 72 ans, qui s est laissee prendre en photo alors que boulverse, je la plaignais malgre moi.



Apres cette matinee riche d emotions fortes, j entrepris de me ballader dans les jolies rues du village.

Je recommande de se laisser porter par l histoire a la casa de la moneda - musee de la monnaie ou encore se hisser a travers un escalier helicoidal au sommet de la Compania de Jesus on Ayacucho qui offre un joli panorama sur la ville et ses environs.



Je retrouvais ainsi une allemande rencontree au Perou a Puno, qui apres une soiree sympatique, m accompagna le lendemain dans le bus "tres local" pour Uyuni - 25 bolivianos l aller.

L hotel avenida m hebergea pour 30 bolivianos la nuit.

Apres une bonne soiree partagee avec un autre allemand autour d une excellente pizza accompagne de quelques bouteilles de vin au Minute man Pizza, nous partions le lendemain matin, grace a l agence  Wara Tour - 550 bolivianos = 65 dollars avec deux nuits inclus a l hotel Avenida -, vers le majestueux salar de Uyuni.

Accompagne d un irlandais, d une japonaise, d une equatorienne, d un americain du colorado, de ma copine allemande, le froggy que j etais se laissa envouter par cette excursion de 3 jours in the middle of nowhere

La vue au sommet de l ile des cactus au milieu d une mer blanche de sel est magnifique. Les lagunas peuplees de milliers de flamants roses sont epoustouflantes mais les nuits sont definitiviment glaciales, surtout la seconde nuit a 5000 metres d altitude.






Jouer au foot a 5000 metres n est pas si facile que cela et pourtant le jeune garcon bolivien a qui j avais promis cette distraction semblait a l aise a courir apres la balle.

Le jour meme ou le lendemain, je ne me rappelle plus, nous nous etions rechauffes dans les eaux thermales, quel bonheur.

Le retour vers Uyuni fut eprouvant d au temps plus que chacun d entre nous commencait a toussoter.

Je decidais tout de meme de partir des le soir du retour vers Tupiza. Le train en premiere classe coute 60 bolivianos avec petit dejeuner. J appreciais ce changement de moyen de transport, le bus commencait a devenir de plus en plus ereintant, surtout en Bolivie.

L Hotel Los Torres m accueilla pour 40 bolivianos la nuit super petit dejeuner inclus.
Cet hotel est vraiment agreable, les gens tres aimables, je le recommande mille fois.

Le petit rhume me cloua un jour au lit - mon deuxieme aie - puis j entrepris tout de meme d explorer la region. Et c est a cheval que je le fis le temps d une matinee.



Accompagne d un couple canadien - australien, nous partions vers les canyons environnants.

De plus en plus a l aise sur ma monture, j entrepris de trotter puis de galoper quelques ... secondes.
Je me suis meme permis de sauter une petite riviere les genoux ecrasant ma selle afin d eviter de chuter.

Tupiza est tres agreable, tranquille mais il n y a pas grand chose a faire.

Je decidais alors de partir vers la frontiere argentine.
Il fallait avant que je paie ma chambre.
Depourvu d argent, j arpentais les "calle" du village a la recherche d un distributeur. Le seul existant etant en panne, les banques n acceptant pas ma carte bancaire, je me retrouvais coince.

La seule solution etait de faire un aller et retour vers un village frontalier das lequel se trouvait au moins un distributeur automatique.

L aller et retour dura 6 heures - 10 bolivianos l aller.
Et c est lors de l aller que je connus mon troisieme deboire en bolivie.

Sur une route de pierres et de poussiere, le bus local trop vieux pour etre encore en circulation, aux supensions usees, conduit par un chauffeur aux cernes noircies de fatigue malgre la coca qu il n arretait pas de macher, m offrit une jolie douleur aux cervicales.

Alors que pose sur le siege arriere, pas tres rassure par l etat general du bus, le chauffeur entrepris de ne pas ralentir alors qu un joli dos d ane se presentait sur le chemin. Le bus secoua ses passagers et moi y compris. La seule difference, c est que mon siege n etait pas fixe au plancher. Il se souleva de quelques centimetres m envoyant rejoindre tete la premiere les compartiments lateraux situes a  20 centimetres au dessus de ma calebasse.

Le choc fut violent et je sentis un leger craquement.

A partir de cet instant, une douleur permanente parcourut mon epaule et mon bras se trouva engourdi.

Malgre quelques antiinflammatoires, la douleur ne diminuait pas. Je me voyais deja penser a un retour precipite en France.

Je decidais alors de partir des le lendemain vers l argentine. Heureusement, deux sympatiques boliviens qui avaient prevus de partir en jeep a Villazon a la frontiere, me proposeret de m emmener.
Je me voyais mal refaire le meme trajet en bus local et le voyage fut beaucoup plus confortable.

Arrive a la frontiere, je passais pas si rapidement que cela les formalites d immigration et me retrouvais dans un restaurant a decouvrir les premieres saveurs culinaires de la cuisine argentine. Quel bonheur pour mes papilles.

Le jour meme, je partais pour 30 pesos soit un peu moins de 6 euros vers San Salvador de Jujuy situee a 5 heures de bus, la premiere escale de mon voyage en Argentine. Mon objectif etait de passer une journee dans une station thermale qui m avait ete recommandee.

La suite dans le prochain article ....

Par Sac à dos - Publié dans : Bolivie - Communauté : Tour du monde
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