Addict du Pisco sour au Chili ? peut-etre !

Publié le par Sac à dos

De retour sur le continent sud americain, j accompagne les deux irlandaises avec qui j ai sympathise sur l ile de paques, dans les rues animees de Santiago du Chili.

 

L hotel Eco Hostel me propose un lit pour 13000 dollars chiliens avec petit dejeuner inclus. L affaire est rapidement conclue, le lieu est d autant plus agreable que je suis le seul occupant dans ce dortoir de 8 places.

 

La visite de la ville debute le lendemain matin par la majestueuse bibilotheque Nationale. Je gravis ensuite le Cerro santa Lucia qui offre en son sommet un joli panorama de la ville dominee par les montagnes au chapeau enneige, de la cordillere des andes.

 

 

Ma balade citadine se poursuit le long de la rue Santa Lucia qui longe le cerro Santa Lucia et affiche en son extremite le palais des beaux arts. Concu sur le modele du petit palais a Paris, ce bloc d architecture coloniale abrite dos a dos le musee des beaux arts et le musee des arts contemporains, le MAC.

 

Je m attarderai le lendemain dans ce lieu, fascine par une tres belle exposition de Malta celebre peintre et sculteur.

 

Au bout de la rue Monjitas, la quietude de la balade pour l instant preservee laisse place a l agitation populaire de la grande place des armes. Delimitee par des batiments toujours de style colonial, ce carre de dalles, colore de hauts palmiers, oriente le badaud que je suis a se recueillir dans la somptueuse cathedrale qui le domine.




Et puis, alors que je me diriegais vers le palais de justice, le hasard voulu que j assiste a la visite du president du Salvador accueilli officiellement comme il se doit, par une unite militaire se mouvant a la cadence de l orchestre qui la precedait.

 

Enfin, je m octoyais une pause sur les gradins faisant face au palais presidentiel, lieu du coup d etat sanglant de 1973.

 

Je profitais de mon sejour dans la capitale chilienne pour assister a mon premier opera, Los Pescadores de Perlas de G. Bizet ( Les pecheurs de perles). Un tres beau moment d emotion que je me mis a partager avec mes tendres “mamies” … eternellement presentes a mes cotes.

 

Les quelques Pisco sour, la boisson locale, dans le quartier de Bellavista, m envelopperent de jolis reves et le lendemain, je repartais sur les routes inconnues de mon periple.

 

Sur les conseils de mes copines irlandaises, je posais mon sac a dos, deja bien rempli de souvenirs, a Valparaiso, une jolie ville cotiere. Angel Hostal dans le quartier des artistes est un joli “chez soi” maintenu par deux types tres sympathiques. L un ancien DJ, l autre amoureux du japon vous accueillent les bras ouverts. C est ainsi que j ai pu rencontrer l auteur des peintures decorant le lieu et ses amis artistes. Je me suis laisse enivre par l atmosphere du lieu au point de confier mes ambitions futures a des inconnus aujourd hui “facebookes”.

 

 

Cette ville coloniale aux multiples ruelles colorees, se contemple du haut de ses collines accessibles grace aux rustiques “cable car “ en bois datant de la fin du 19 eme siecle.

 

L appel de l inconnu m extirpa de ce lieu chaleureux qui attise les inhibitions creatrices afin de me conduire plus au nord, dans le desert de San pedro de Attacama.

Le trajet fut eprouvant bien que le confort des bus Semi Cama ou Cama de la compagnie Cruz del Sur n est plus a demontrer.

 

La douce brise cotiere de Valparaiso s etait depuis longtemps evaporee, laissant place aux particules de poussiere d une des regions les plus seches du monde.

 

 

Arrive tardivement dans cet hameau desertique, je m octroyais une grasse matinee a l hostal sonchek - plutot bien tenu par une slovene quinquagenaire et polyglotte.

 

Le business du tourisme s affiche largement et les tours organises font la loi. J ai donc du m y resigner – partiellement. Mais je ne regrette rien, au contraire.

 

A 4320 metres d altitude, le site geothermique d El Patio s habille des gesyers les plus hauts du monde et offre a ses spectateurs la posibilite de jouir d agreables bains thermals.

 

 

A 4000 metres d altitude, les paisibles lacs de Miscanti et Meniques domines des hauts sommets volcaniques ne sont perturbes que par les vigognes et/ou guanacos qui viennent s alimenter des touffes d herbes jaunes environnant.

 

 

Le salar de Attacama recouvert de crystaux de sel est parseme de points d eau habites par les gracieux flamants roses a la recherche de minuscules crevettes, leur alimentation quotidienne qui leur donne cette jolie couleur rosee encore plus prononcee a l extremite de leurs ailes.

 

 

 

J ai egalement pu profiter de la forte densite en sel du lagon de Cejas pour m y etendre en position horizontale les doigts de pied pointant le bleu du ciel sans nuage.

 

 

Et puis, mon esprit que je sais aujourd hui, vivant d aventure, m a offert une journee magnifique a velo dans les vallees et gorges rocailleuses des environs de San Pedro de Attacama.

 

Le velo est en effet le seul moyen de transport qui peut etre loue a San Pedro. Il semblerait qu une agence de location de quad s installe bientot. Le bon plan a mon avis.

 

Les impressionnantes gorges du diable, le site inca sur les hauteurs de Katarpe et le pukara de quitor - une succession de maisons en terrasse a flanc de colline, datant du 12 eme siecle – sont sans aucun doute a decouvrir.

 

 

A un moment donne, une riviere vous obligera a vous dechausser pour la traverser l eau a hauteur des genoux, le velo sur vos epaules. Attention au leger courant.

 

La vallee de la lune est facilement accessible a velo, pour les aguerris du genre.

 

Sur les hauteurs de ce lieu majesteusement faconne par les artisans de la terre, les reliefs de la cordillere des andes s embrasent au coucher de soleil tandis que le desert s enveloppe d un voile rose avant de disparaitre dans la nuit.

 

 

Nichee dans la vallee de la mort, une dune de sable fait le bonheur des “sandboarders” en herbe.

 

 

Et encore et toujours de belles rencontres notamment avec Dani un chilien et Robert et Falko deux allemands au parcours plutot atypique.

 

Ma derniere escale au Chili fut Arica, ville situee un peu plus au nord, a la frontiere avec le Perou.

 

Embarque sur la cote par des chiliens et un franco chilien, j ai pu apprecier la fameuse vague d El gringo qui fait le paradis des surfeurs fanatiques des prouesses de Kelly Slater.

 

Le surlendemain de mon arrivee, je partais vers les hauteurs de Putre situe a 3500 m d altitude.

 

 




Le parc national de Lauca rassemble le joli - mais deserte - village Aymara de Parinacota, les volcans Payachata culminant a plus de 6000 metres et l un des lacs les plus hauts du monde, le lac Chungara situe a 4500 metres d altitude. Ces deux jours de trip, partages avec deux francaises tres sympatiques puis avec un groupe de belges bienheureux guide par un francais passionne du lieu, furent grandioses et marquerent la fin de mon aventure dans le nord du Chili.

 

 

 

 

 

Publié dans Chili

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
<br /> Salut Ben,<br /> <br /> T as fait du surf des sables ? Sympa ? :o)<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> C est plutot sympa. Les fixations etaient un peu - totalement - pourries mais on s est bien amuse. A faire.<br /> <br /> <br />