Hola Bolivia !!! Aie aie aie !!!!

Publié le par Sac à dos

Hola el mundo.

Sorti du bar restaurant dans lequel j avais redige mon dernier article, je me suis retrouve au milieu d une petite troupe de locaux reunis autour de deux guitaristes qui donnaient le rythme de ce debut de soiree.

Alors que je fouillais dans mon maigre vocabulaire les mots necessaires a une discussion basique, une bouteille de vin rouge puis une autre de rhum me fut proposee. Ma bonne education - bretonne - m interdisant de refuser, j ai ainsi goute ces melanges et ce n est que le lendemain matin que mon estomac m a fait comprendre l erreur que j avais faite.

Je poursuivais tout de meme ma visite du lieu en m octroyant une petite viree sur le lac en direction des iles flottantes d Uros.

L aller retour coute 10 soles = 1 euro auxquelles se rajoutent les 5 soles de droit d entree au site.

Je debarquais ainsi dans ce que je surnommerai par la suite, le dysneyland du lac titicaca.

Il semblerait qu il y ait 400 personnes Aymaras vivant sur ces iles. La horde de touristes les aura t elle avalees ? Se cachaient elles quelque part sur ces blocs de tourbe recouverts de roseaux ? J  ai seulement pu dicerner parmi les centaines de touristes, quelques peruviens deguises en costume traditionnel tels les figurants engages pour representer Mickey et compagnie.
Certes je les ai trouves tres accueillants mais pourquoi a t il fallu qu ils entonnent le chant Baila La Bamba alors que nous nous appretions a les  quitter ?



Le plus petit espoir d autenticite qui restait en moi dans ce lieu unique, s est a jamais envole et le fait est que je n y remettrai plus les pieds. Les iles Taquile et Amantani sont elles plus authentiques ? Je ne peux pas le dire meme si les quelques retours des touristes ayant effectue le voyage me l ont plutot infirme.

L apres midi, je m enfuyais en bus en direction de la frontiere bolivienne.

La frontiere passee, un collectivo m attendait pour me debarquer une petite demi heure plus tard, a ma premiere escale bolivienne - hotel imperial pour 30 bolivianos soit 3 euros. Copacabana n a rien a voir avec la celebre plage bresilienne, c est un petit village plutot agreable bien equipe pour le toursime. Plusieurs agences de voyage offrent aux visiteurs du lieu une jolie viree en bateau a l isla del sol, berceau de l empire inca selon la legende.

Je m offris une nuit sur cette ile relativement chere du fait de son isolement et de sa popularite montante. L aller m aura coute 10 bolivianos et 20 pour le retour. L Hotel Los Islas coute 70 bolivianos avec salle d eau et 25-30 sans.



Malgre mes petits soucis de sante, je decidai de me degourdir les jambes dans la partie nord de ce morceau de terre.
Les ruines archeologiques ne m ont pas fascinees, mais le paysage sec est plutot joli et apres 5 heures de marche, je me retrouvais sur le bateau qui me ramena au port de copacabana. Le droit d entree a la partie sud coute 5 bolivianos et celui de l entree a la partie nord en coute 10.

Le temps d un dejeuner frugal et je repartais sur la route en direction de la capitale economique du pays, la ville de la paix, La Paz.

Le trajet de 5-6 heures en bus local pour 10 bolivianos fut anime principalement par la musique de mon petit baladeur Creative mais aussi par une gentille dame qui voulant me rassurer pour quelque raison que j ignore m abreuva d informations de bienveillance en tout genre sur cette ville qui m apparaissait de plus en plus sombre et de moins en moins sure au fur et a mesure que je l ecoutais.

Heureusement le bus s arreta avant que j entrepris de me pendre et alors que je m enfouissais dans un taxi - 8 bolivianos -, je la vis me faire un signe d adieu fataliste le visage exagerement complaisant.

Qu allait il m arriver ? He bien, pas grand chose en verite.



En effet, apres avoir pose mes guenilles dans ma chambre d hotel, je fus enveloppe d un besoin de confort et de tranquillite.
HBO, la chaine americaine me berca les meninges et le soir venu j explorais un dedale de ruelles donnant lieu au marche local avant de m affaler dans le lit double d une chambre confortable que j occupais dans l hotel imperial 3 etoiles pour 90 bolivianos la nuit petit dejeuner inclus, soit 9 euros - un petit luxe dans ce pays, le moins cher de ceux que j aurais eu la chance de parcourir en amerique du sud.



Apres deux jours de repos dans cette cite bouillonnante mais relativement charmante, je partais vers La Cumbra, helas toujours un peu malade, avec un groupe de hollandais, deux bresiliens et un allemand, tous equipes de tres bons VTT, fin prets a devaler la Death road, la route de la mort qui se termine a Coroico.

Le depart a 4640 metres fut humide et l arrivee quelques 65 kms plus tard a1295 metres plutot tropicale.
La journee fut sensationnelle, remplie de fortes montees d adrenaline comme je les aime, d au temps plus que sur la fin nous n etions plus que 3 en tete de peloton suivant notre guide qui mettait la gomme pour mon plus grand plaisir.
La journee m aura coute 450 bolivianos auxquels se rajouterent les 25 bolivianos de droit d entree sur site. Pour ce prix, l agence Downhill madness offre un cd rom regroupant les photos et une video de la descente ainis qu un t-shirt floque d un fier "Death Road survivor".



Ce chemin est surnomme la route de la mort car la pente etant raide, le chemin etroit, rocailleux et boueux par endroit, il a ete denombre plusieurs cas d accidents mortels au cours des dernieres annees. Le traffic routier a ete detourne sur une route plus praticable laissant plus de liberte de mouvement aux bikers. Il n y aura eu seulement que deux accidents dans mon groupe mais rien de mechant. Une experience prealable de ce sport est tout de meme selon moi necessaire.

Le soir meme, je sortais m enfiler quelques bieres avec Tomas un allemand bien guilleret qui occupe ses conges a se rendre utile pour des projets humanitaires.

Le lendemain, nous nous retrouvions au musee de la coca - 10 bolivianos - qui nous apprend que la feuille de coca c est bien mais que la cocaine c est mal. Non, sans blague ? Plus serieusement, le musee est tres interessant et il est meme possible de gouter de la biere a base de coca, des cookies a base de coca et d autres denrees a base de ... coca.



Et puis l appel du large m extirpa du "leger confort" dans lequel je m etais volontairement refugie et de trop nombreuses heures de bus plus tard je me retrouvais a Potosi, le village considere comme le plus haut village du monde. L hotel Maria Victoria m offrit une confortable chambre pour 70 bolivianos avec petit dejeuner.

Culminant a 4060 metres d altitude, village du patrimoine mondial de l unesco, Potosi est un lieu agreable qui propose d abord et avant tout une excursion saisissante  dans les mines - 75 bolivianos a l agence de Maria Victoria. Environ 10 000 mineurs travaillent dans cet enfer souterrain extirpant quotidennement plusieurs tonnes de mineraux ( cuivre, bronze, argent etc. ) a l aide de dynamites et de pelles. J ai eu la chance de passer environ 3 heures seul avec un guide - dont le pere est mort dans ces mines - a la rencontre de ces forcats volontaires machant la coca a longeur de journee afin de les tenir eveilles et de leur couper la faim jusqu au soir.



Je n avais encore jamais vu des conditions de travail aussi difficiles. Et pourtant, certains se plaignent dans notre beau pays. Quel contraste avec ce Germinal bolivien !

A la sortie de la mine, les femmes frappent la caillasse au grand jour afin d extraire les morceaux de mineraux.
J ai rencontre une femme de 72 ans, qui s est laissee prendre en photo alors que boulverse, je la plaignais malgre moi.



Apres cette matinee riche d emotions fortes, j entrepris de me balader dans les jolies rues du village.

Je recommande de se laisser porter par l histoire a la casa de la moneda - musee de la monnaie ou encore se hisser a travers un escalier helicoidal au sommet de la Compania de Jesus on Ayacucho qui offre un joli panorama sur la ville et ses environs.



Je retrouvais ainsi une allemande rencontree au Perou a Puno, qui apres une soiree sympatique, m accompagna le lendemain dans le bus "tres local" pour Uyuni - 25 bolivianos l aller.

L hotel avenida m hebergea pour 30 bolivianos la nuit.

Apres une bonne soiree partagee avec un autre allemand autour d une excellente pizza accompagne de quelques bouteilles de vin au Minute man Pizza, nous partions le lendemain matin, grace a l agence  Wara Tour - 550 bolivianos = 65 dollars avec deux nuits inclus a l hotel Avenida -, vers le majestueux salar de Uyuni.

Accompagne d un irlandais, d une japonaise, d une equatorienne, d un americain du colorado, de ma copine allemande, le froggy que j etais se laissa envouter par cette excursion de 3 jours in the middle of nowhere

La vue au sommet de l ile des cactus au milieu d une mer blanche de sel est magnifique. Les lagunas peuplees de milliers de flamants roses sont epoustouflantes mais les nuits sont definitiviment glaciales, surtout la seconde nuit a 5000 metres d altitude.






Jouer au foot a 5000 metres n est pas si facile que cela et pourtant le jeune garcon bolivien a qui j avais promis cette distraction semblait a l aise a courir apres la balle.

Le jour meme ou le lendemain, je ne me rappelle plus, nous nous etions rechauffes dans les eaux thermales, quel bonheur.

Le retour vers Uyuni fut eprouvant d au temps plus que chacun d entre nous commencait a toussoter.

Je decidais tout de meme de partir des le soir du retour vers Tupiza. Le train en premiere classe coute 60 bolivianos avec petit dejeuner. J appreciais ce changement de moyen de transport, le bus commencait a devenir de plus en plus ereintant, surtout en Bolivie.

L Hotel Los Torres m accueilla pour 40 bolivianos la nuit super petit dejeuner inclus.
Cet hotel est vraiment agreable, les gens tres aimables, je le recommande mille fois.

Le petit rhume me cloua un jour au lit - mon deuxieme aie - puis j entrepris tout de meme d explorer la region. Et c est a cheval que je le fis le temps d une matinee.



Accompagne d un couple canadien - australien, nous partions vers les canyons environnants.

De plus en plus a l aise sur ma monture, j entrepris de trotter puis de galoper quelques ... secondes.
Je me suis meme permis de sauter une petite riviere les genoux ecrasant ma selle afin d eviter de chuter.

Tupiza est tres agreable, tranquille mais il n y a pas grand chose a faire.

Je decidais alors de partir vers la frontiere argentine.
Il fallait avant que je paie ma chambre.
Depourvu d argent, j arpentais les "calle" du village a la recherche d un distributeur. Le seul existant etant en panne, les banques n acceptant pas ma carte bancaire, je me retrouvais coince.

La seule solution etait de faire un aller et retour vers un village frontalier das lequel se trouvait au moins un distributeur automatique.

L aller et retour dura 6 heures - 10 bolivianos l aller.
Et c est lors de l aller que je connus mon troisieme deboire en bolivie.

Sur une route de pierres et de poussiere, le bus local trop vieux pour etre encore en circulation, aux supensions usees, conduit par un chauffeur aux cernes noircies de fatigue malgre la coca qu il n arretait pas de macher, m offrit une jolie douleur aux cervicales.

Alors que pose sur le siege arriere, pas tres rassure par l etat general du bus, le chauffeur entrepris de ne pas ralentir alors qu un joli dos d ane se presentait sur le chemin. Le bus secoua ses passagers et moi y compris. La seule difference, c est que mon siege n etait pas fixe au plancher. Il se souleva de quelques centimetres m envoyant rejoindre tete la premiere les compartiments lateraux situes a  20 centimetres au dessus de ma calebasse.

Le choc fut violent et je sentis un leger craquement.

A partir de cet instant, une douleur permanente parcourut mon epaule et mon bras se trouva engourdi.

Malgre quelques anti-inflammatoires, la douleur ne diminuait pas. Je me voyais deja penser a un retour precipite en France.

Je decidais alors de partir des le lendemain vers l argentine. Heureusement, deux sympatiques boliviens qui avaient prevus de partir en jeep a Villazon a la frontiere, me proposerent de m emmener.
Je me voyais mal refaire le meme trajet en bus local et le voyage fut beaucoup plus confortable.

Arrive a la frontiere, je passais pas si rapidement que cela les formalites d immigration et me retrouvais dans un restaurant a decouvrir les premieres saveurs culinaires de la cuisine argentine. Quel bonheur pour mes papilles.

Le jour meme, je partais pour 30 pesos soit un peu moins de 6 euros vers San Salvador de Jujuy situee a 5 heures de bus, la premiere escale de mon voyage en Argentine. Mon objectif etait de passer une journee dans une station thermale qui m avait ete recommandee.

La suite dans le prochain article ....
 

Publié dans Bolivie

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K
<br /> c'est toi moi ça de souhaiter bonne route quand le voyage est fini !<br /> bonne route pour la suite dira t'on :)<br /> <br /> <br />
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K
<br /> bonjour :)<br /> bravo pour cette belle initiative, j'ai rencontré tes parents en septembre en Corse, ton père venait de se faire voler son apn il etait malheureux comme les pierres :(<br /> et bavait un peu devant le mien je crois bien ;)<br /> durant la conversation il m'a donné ton lien de blog, je n'ai pas encore eu le temps d'éplucher ton voyage mais ce que j'ai vu en images me fait bien entendu rever :)<br /> bonne continuation donc et encore bravo, c'est un reve courant ce tour du monde mais peu franchissent le cap, bonne route à toi :)<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Même thème que les deux précédents :<br /> Super chouette d'avoir fait la route de Coroico...<br /> <br /> Bon, sinon, il ne faut pas hésiter à se poser de temps en temps, surtout si tu as mal. Autant te prévenir qu'il y a une foultitude de choses à voir en Argentine, et même si la qualité des bus y est<br /> mille fois supérieur, il y a pas mal de routes qui sont pas piqués des vers...<br /> <br /> Si tu comptes faire la boucle de Salta-El Cayafate, sache que la route est par endroit vraiment dégueulasse. Mais c'est beau, évidemment. Remarque ça se trouve à l'heure ou j'écris ces lignes, tu<br /> l'as déjà fait. Repose toi quand même.<br /> <br /> Bonne route 40.<br /> Feliz Viaje.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Bien ouej pour la route la mort, je me souviens que tu parlais déjà de cette petite aventure quand nous étion en Bolivie. Essayes d'écrire plus souvent, ça me permet de voyager sur ma chaise à<br /> ressort depuis La Défense.<br /> Je trouve asse "rigolo" de descendre la route de la mort sur deux roues et de se blesser dans un autobus à cause d'un dos d'âne... comme quoi faut jamais relacher son attention!!! Bon fais gaffe à<br /> toi quand même et bonne route. ++<br /> <br /> <br />
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O
<br /> Je me disais justement que ça faisait longtemps que tu n'avais pas donner de nouvelles<br /> <br /> Cette fameuse route de la mort, je l'ai descendu en bus avant qu'il ouvre la nouvelle route, on a été arrêté pendant plusieurs heures à cause d'un camion en panne, c'était fun !!!<br /> <br /> J'espère que tous ces petits problèmes de santé sont passés<br /> <br /> Profite bien<br /> <br /> <br />
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